En ce moment je lis une anthologie sur le personnage de roman. En préparant mon mémoire de master qui portait sur le merveilleux dans la littérature pour adulte j'avais déjà bien avancé dans ces réflexions. J'avais notamment remarqué que je fonctionnais sur un mécanisme manichéen , processus qui ne fonctionne plus depuis le déclin du conte de fée. En clair, quand l'un de mes persos débarquait dans l'espace de l'action, on savait à son apparence et ses décisions s'il était "gentil" ou "méchant". Or, aujourd'hui, il me semble que l'un des attraits de la littérature fictionnelle est de se rattacher à la réalité : les gentils ne s'habillent pas en blanc, les méchants en noir. ( Demandez à Severus Rogue ;) ) Par ailleurs un personnage est d'autant plus intéressant que son caractère, sa moralité et ses actions ne sont pas prédéterminées. Les séries qui fonctionnent le mieux en ce moment sont celles dont les personnag...