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Articles

Affichage des articles du avril, 2018

L'autre angoisse de l'écrivain

Parfois, quand je lis des textes de personnes que je connais et que je côtoie, j'envie leur plume. Je la compare à la mienne, encore lente et maladroite, et même si la plupart n'écrivent pas dans les mêmes genres que moi, j'ai tendance à rapidement déprécier mon travail. Je pense que chaque artiste n'apprécie pas forcément ses créations et qu'il est nécessaire de les remettre en question . C'est sans doute la meilleure façon d'avancer et de développer son travail. Mais à quel moment peut-on être satisfait du résultat ? Je ne pense pas que c'est lorsqu’un lecteur nous dit qu'il aime ce que l'on a fait, mais ça doit aider. C'est quelque chose que l'on doit sentir soi-même , un peu comme lorsque l'on passe une évaluation : il faut pouvoir sortir de là en se disant "Yep, j'ai donné mon max actuel, j'pouvais pas faire mieux".  Mais l'avantage des évaluations (ou la contrainte) c'est qu'on a un lap...

Penser à perdre la raison

Il y a des jours où l'on n'arrive pas à écrire, soit par manque de temps soit par manque de courage. Et parce qu'on est pas capable d'arrêter de se chercher des excuses et de se mettre un coup de pied à la motivation, les jours deviennent des semaines. J'ai avancé d'un chapitre et mon cerveau s'est cru en vacance parce qu'il avait un peu travaillé. Je suis dans une période où il y a de la neige dans mes pensées : c'est blanc, c'est neutre, ça veut juste qu'on ne le piétine pas avec ce besoin de réfléchir et qu'on le laisse reposer là, en attendant les beaux jours.  Parfois c'est du grésille , comme une sorte de bruine qui empêche de voir distinctement les choses. Mais le plus souvent c'est le bruit continuel d'une radio dont je ne contrôle pas les stations.  Et mon cerveau saute d'une fréquence à une autre : tiens sympa ce film, mon perso peut pas faire ça comme ça, faut rendre les livres à la bibli, au fait ...