Il
y a des jours où l'on n'arrive pas à écrire, soit par manque de
temps soit par manque de courage. Et parce qu'on est pas capable
d'arrêter de se chercher des excuses et de se mettre un coup de pied
à la motivation, les jours deviennent des semaines.
J'ai
avancé d'un chapitre et mon cerveau s'est cru en vacance parce qu'il
avait un peu travaillé.
Je
suis dans une période où il y a de la neige dans mes pensées :
c'est blanc, c'est neutre, ça veut juste qu'on ne le piétine pas
avec ce besoin de réfléchir et qu'on le laisse reposer là, en
attendant les beaux jours.
Parfois c'est du grésille, comme une
sorte de bruine qui empêche de voir distinctement les choses. Mais
le plus souvent c'est le bruit continuel d'une radio dont je ne
contrôle pas les stations.
Et mon cerveau saute d'une fréquence à
une autre : tiens sympa ce film, mon perso peut pas faire ça comme
ça, faut rendre les livres à la bibli, au fait regardes les bureaux
sur leboncoin, t'as fait ta fiche ?, "Lalala, juste une miiiiise
au point", faut déplacer ce meuble, y a plus rien dans le
frigo, l'article de la semaine est pas fait, demain je range la salle
de bain, je mets quoi ce soir ?, "Je me nomme Dumbo, je ne fais
que voler", faudrait que je lise plus, peut-être du cocombre ?,
et que je fasse du sport, ma robe rouge ?, ah oui penser aux poivrons
! ...
Je
sais bien que penser n'est pas agir mais dans les rares occasions ou
ce cyclone mental se calme, je préfère me vautrer dans le silence
réparateur de ma conscience.
Prochaine
étape pour le roman : revoir mon organisation et dégager des
créneaux d'écriture. Mais avant ça, apprendre à ne plus écouter
les pensées parasites.
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